Valérie Broquisse côtoie depuis toujours les boîtiers et les objectifs. A vingt ans, du temps de l'argentique, elle joue les messagères auprès des reporters de guerre français installés à l'hôtel Commodore à Beyrouth. Les liaisons aériennes sont rares : elle leur apporte leur courrier. Armée de son Nikon FE2, elle prend ses premières photos sur la place des Martyrs aux façades trouées par les obus - tâchant d'appliquer la fameuse règle des tiers qu'on vient de lui apprendre. Quelques années plus tard, elle part marcher sur les traces du père de Foucault dans le Hoggar avec Arnaud de Wildenberg pour Le Figaro. Méditation, observation. Devenue journaliste, elle réalise des portraits de Jeanloup Sieff et Edouard Boubat dont les remarques ne rentrent pas dans l'oreille d'une sourde.
En 2009, un peu par hasard, elle commence une série sur les gares. A Paris, elle voyage : gare de Lyon, gare de l'Est, gare du Nord, gare d'Austerlitz, gare Saint-Lazare. Les gares sont des lieux de transports de toutes sortes : transports de bagages, transports de voyageurs, transports de sensations, transports amoureux. Derrière les lignes ferroviaires et les monstres d’acier, derrière la brutalité des matériaux, derrière les foules pressées et les sifflets des contrôleurs, elle voit un univers poétique qui nous parle de départs, de rêve, de destinations imaginaires. Un univers métaphorique de la vie : nous savons où nous partons mais savons-nous où nous allons ?
En 2010, avec sa nouvelle série, réalisée sur les docks du Havre, Valérie Broquisse poursuit sa quête poétique du réel, entre chien et loup, à l'heure où l'on glisse dans un nouvel espace, celui de la nuit et d'un autre monde.
Valérie Broquisse a été sélectionnée par RentingArt, premier réseau international de location d'oeuvres d'art.
Vous pouvez voir, en musique, un clip de ses photos sur le site de MOTO, société de production de films.

